A l’occasion de la révision des règles d’étiquetage des denrées alimentaires, le commissaire européen à la santé, Markos Kyprianou, envisage de laisser la possibilité aux industriels de l’agroalimentaire d’indiquer l’origine « produit de l’UE » en fonction de son lieu de fabrication, et ce, quel que soit l’origine des ingrédients qui le compose. Ce projet devrait être adopté par la Commission de Bruxelles dans les prochaines semaines .
Le projet de règlement sur les dispositions relatives à l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires prévoit que les opérateurs de l’industrie agroalimentaire pourront, dans certaines conditions, se prévaloir de l’origine européenne de leur produit. Le critère principal pour définir qu’un article est européen reposera essentiellement sur le savoir-faire, l’opération de transformation, plus que sur la nature des ingrédients qui le compose. Les services de la Commission précisent en effet que l’information sur la provenance se réfère à l’endroit où le produit a subi sa dernière transformation ou un « changement substantiel ».
Lorsque l’origine du produit final ne correspond pas à celle des matières premières transformées, les opérateurs devront le préciser dans la liste des ingrédients. La Commission prévoit toutefois quelques dérogations à cette règle : lorsque aucun ingrédient ne prédomine de façon « significative » ou qu’il est évident pour les consommateurs que les matières premières ne peuvent pas provenir d’Europe, les industriels ne seront pas tenus de mentionner l’origine des ingrédients.
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De plus, pour les viandes autres que le bœuf et le veau, l’information pourra être mise en avant à condition que l’animal soit né, ait été élevé puis abattu au même endroit. Dans le cas contraire, précise le projet, les lieux de naissance, d’élevage et d’abattage devront être indiqués. Enfin, la Commission prévoit de laisser une certaine latitude aux Etats membres pour imposer la mention d’origine s’ils estiment qu’il existe une forte demande des consommateurs pour un tel étiquetage et que celui-ci peut avoir une influence substantielle sur leur comportement d’achat pour des raisons de qualité, de protection de l’environnement ou encore pour des considérations éthiques.