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Projet de rapprochement entre Prosol et Océalliance

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Alors que la sortie de son capital par Ardian ne semble plus d’actualité, Prosol (Groupe Grand Frais) et la société d’investissement Perceva ont annoncé le 31 janvier être entrés en négociations exclusives en vue de l’acquisition d’Océalliance. « Ce projet de rapprochement sera présenté aux instances représentatives du personnel concernées, et reste soumis à l’accord de l’Autorité de la concurrence », est-il indiqué sans plus de précision, notamment sur le montant de l’opération.

Acteur européen dans le secteur du mareyage et de la distribution de produits de la mer, Océalliance emploie près de 500 personnes et a réalisé un volume d’affaires de l’ordre de 180 M€ de chiffre d’affaires. Présent dans 33 des 40 criées françaises de Boulogne-sur-Mer à Saint-Jean-de-Luz, le groupe est un partenaire clé pour la grande distribution, les grossistes, la restauration et les poissonniers. Océalliance est également présent en Écosse avec sa filiale Angelbond, qui lui assure une activité au Royaume-Uni.

S’il se concrétise, le rapprochement entre Prosol et Océalliance « permettrait aux deux structures d’offrir à leurs clients une palette d’offres et de services de première qualité », est-il précisé dans le communiqué.

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En 2015, Perceva, déjà actionnaire majoritaire du groupe de mareyage Mariteam, avait repris Océalliance et un an plus tard avait aidé au rapprochement avec Alliomer, créant ainsi le leader européen du secteur.

La cession de Prosol abandonnée

En avril, les Echos annonçait que le fonds Ardian avait finalement changé d’avis concernant la cession de Prosol envisagée quelques mois plus tôt (Agra Alimentation du 10 février 2021). Prosol, qui exploite le pôle fruits, légumes, poissonnerie et crémerie de l’enseigne Grand Frais, était valorisé entre 3 et 4 milliards d’euros par Ardian. Celui-ci avait pris une participation majoritaire aux côtés de Denis Dumont, fondateur et actionnaire majoritaire, pour 1,7 milliard en 2017. Ardian aurait reçu plusieurs offres de la part de fonds d’investissement intéressés, parmi lesquels Hellman & Friedman, Bain, Advent, ou encore TowerBrook sur la base de valorisation atteignant jusqu’à 3,2 milliards d’euros, toujours selon Les Echos. Mais Ardian s’est ravisé, estimant que les prix proposés par les acheteurs potentiels ne reflétaient pas la vraie valeur de l’entreprise et son potentiel de croissance.

Océalliance a réalisé un volume d’affaires de l’ordre de 180 M€ de chiffre d’affaires