La Commission européenne a adopté, le 17 septembre, un projet de règlement sur le bien-être des animaux au moment de l’abattage . Il s’agit, précise-t-elle, d’améliorer la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort ; d’encourager l’innovation en matière de techniques d’étourdissement et de mise à mort ; d’assurer à tous les exploitants concernés des conditions de concurrence égales sur le marché intérieur.
Pour parvenir à renforcer le bien-être des animaux d’élevage, jusqu’à leur mort à l’abattoir, la Commission de Bruxelles a présenté, le 18 septembre, après l’avoir adopté la veille, un nouveau règlement sur les conditions de vie des bêtes avant l’abattage. « La société a le devoir de prendre soin des animaux ; réduire leur niveau de stress et leurs souffrances au cours du processus d’abattage en fait partie », défend la commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou. « Les règles actuelles sont dépassées et doivent donc être révisées », estime la commissaire chypriote.
L’exécutif européen suggère donc de définir une approche méthodologique commune entre les Etats membres pour encourager les nouvelles techniques d’étourdissement ; d’assurer une meilleure prise en compte, dans le processus de production, des préoccupations en matière de bien-être animal, en exigeant l’établissement de modes opératoires normalisés et la nomination de responsables du bien-être des animaux dans les abattoirs ; de rendre plus strictes les normes régissant la construction et l’équipement des abattoirs ; de rehausser le niveau de compétence des exploitants et des agents concernés ; et d’améliorer la protection des animaux lors des opérations de mise à mort massive.
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Parmi les points clefs de son projet de règlement figurent la création dans chaque pays de la Communauté d’un centre de référence en matière de bien-être animal et l’obligation pour chaque abattoir de désigner un « Monsieur Bien-être animal » dont les compétences devront être validées par un certificat.