Abonné

Projet de transfert d’une partie des activités de Perrier-Jouët chez Mumm

- - 3 min

Dans le cadre de plan de transformation baptisé « Transform & Accelerate », Pernod Ricard a décidé de mieux répartir l’activité de ses champagnes Mumm (Reims) et Perrier-Jouët (Epernay) pour « tirer le meilleur de ses deux sites de production », indique un communiqué Martell Mumm Perrier-Jouët, une des divisions du groupe de vins et spiritueux. Un projet de transfert d’une partie de l’activité d’Epernay à Reims a été présenté le 10 février aux institutions représentatives du personnel des deux maisons.

Le groupe explique que le site historique Perrier-Jouët est limité en termes de réserve foncière, mais doit pouvoir se développer pour répondre à la demande des consommateurs. « La stratégie menée pour nos deux maisons porte ses fruits. Perrier-Jouët Blason et Perrier-Jouët Belle Epoque connaissent une forte croissance depuis dix ans », explique Christophe Danneaux, directeur de Mumm Perrier-Jouët, cité dans le communiqué. En 2019/2020, le dernier exercice annuel de Pernod Ricard, clos le 30 juin, Mumm a vendu 7,2 millions de cols et Perrier-Jouët et 3,6 millions de cols. La nouvelle organisation doit permettre « à Mumm Perrier-Jouët d’augmenter ses capacités de production et ainsi de répondre aux besoins futurs annoncés par les marchés », est-il encore précisé. À noter que le site d’Epernay continuera d’abriter l’activité de cuverie et le savoir-faire propre à la création des cuvées Perrier-Jouët Belle Epoque.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Institutions
Suivi
Suivre
spiritueux
Suivi
Suivre

Ce projet devrait entraîner « le déplacement de quarante et un postes d’Epernay vers Reims dans le maintien de l’emploi », souligne l’entreprise, qui envisage également de mettre en place « un travail en doubles équipes sur le site de Reims ». De quoi faire grincer des dents les équipes. Le 23 février à l’appel du syndicat CGT Perrier-Jouët et de l’intersyndicat CGT du champagne, cent cinquante à deux cents salariés du champagne se sont réunis devant la maison Perrier-Jouët « pour manifester leur colère et leur détermination », lit-on dans le communiqué du syndicat du même jour. Outre des suppressions de postes, ils redoutent la mise en place d’une nouvelle organisation du travail « au détriment de la santé et de la vie personnelle des salariés ». Ces derniers promettent de continuer la mobilisation.