La Commission européenne a présenté le 17 septembre aux experts des Vingt-sept un projet de règlement de sa compétence visant à instaurer l’étiquetage obligatoire de l’origine géographique pour l’huile d’olive vierge et extra-vierge. Les dispositions en vigueur depuis 2002 prévoient seulement un étiquetage optionnel, ce qui, selon Bruxelles, s’est révélé insuffisant pour éviter que le consommateur ne soit induit en erreur.
Les huiles d’olive sont supposées être d’un goût et d’une qualité très différents selon leur origine géographique compte tenu des traditions agricoles et des pratiques en matière d’extraction et de mélange, explique la Commission. D’où son projet d’indication obligatoire sur l’étiquette pour l’huile vierge et extra-vierge. Ainsi, selon le règlement proposé, les huiles provenant d’un seul pays porteront-elles le nom de ce dernier. Les mélanges seront étiquetés soit « mélange d’huiles d’olive de la Communauté », soit « mélange d’huiles d’olive ne provenant pas de la Communauté », ou bien avec des indications équivalentes.
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Notification à l’OMC
De plus, certains termes décrivant les caractéristiques organoleptiques, en référence au goût ou à l’odeur, des huiles vierges et extra-vierges ont récemment été définis par le Conseil international de l’huile d’olive, ajoute Bruxelles, qui envisage donc que ces termes soient employés sur les étiquettes. Enfin, la Commission compte notifier son projet de règles au comité de l’OMC sur les barrières techniques aux échanges, procédure qui ouvre une période de 60 jours permettant aux pays tiers de transmettre leurs observations. Le vote des Vingt-sept sur la proposition de règlement devrait avoir lieu vers la fin de l’année. En cas d’adoption, celui-ci sera applicable à partir du 1 er juillet 2009.