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Pronostics très pessimistes avant la Conférence ministérielle de l’OMC à Nairobi

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Les ministres du commerce des Vingt-huit ont eu le 27 novembre un échange des vues sur l'équilibre global d’un compromis que l'UE pourrait accepter lors de la dixième Conférence ministérielle de l’OMC, du 15 au 18 décembre à Nairobi (Kenya), sur les questions liées au développement, la transparence et la concurrence à l'exportation dans le secteur agricole. Sur ce dernier point, l’Union, le Brésil, l’Argentine, la Nouvelle-Zélande, le Paraguay, le Pérou, l’Uruguay et la Moldavie ont présenté une proposition de texte (1). Toutefois, à l’issue de cet échange de vues, qui a porté aussi sur l’après-Nairobi, le ministre luxembourgeois des affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn, président du Conseil de l’UE, a confirmé que les résultats des travaux préparatoires à Genève « ne sont pas du tout encourageants ». Certains membres de l’organisation mondiale « n’ont pas l’air de vouloir contribuer à un accord global », a regretté pour sa part la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström. 

La réforme de la Pac, « contribution de l'UE aux attentes du cycle de Doha »

Schématiquement, l’OMC est divisée en deux camps : le premier est favorable à la poursuite du cycle de négociations lancé à Doha en 2001, le deuxième plaide pour une révision complète de l’approche actuelle et n’est plus disposé à s’engager dans des pourparlers dans ce cadre. 

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Dans une résolution adoptée le 26 novembre, le Parlement européen « soutient une réforme structurelle de l'OMC ». Il considère par ailleurs que les pourparlers multilatéraux en cours doivent « tenir compte de la sensibilité de certains secteurs en termes d'ouverture de marché et notamment du secteur agricole » et que « la réforme de la Pac constitue la contribution de l'UE aux attentes du cycle de Doha ». 

(1) Voir n° 3521 du 23/11/15