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Plantes textiles Propositions pour un régime du coton plus « cohérent » avec la Pac

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Le régime de soutien au secteur du coton, réformé en 2006, pourrait être rendu plus « cohérent » avec la Pac actuelle et la stratégie Europe 2020, notamment sur le plan de l'environnement et de la compétitivité, selon une étude commandée par la Commission européenne.

R ÉALISÉE par le GEIE Agrosynergie pour le compte des services de la Commission européenne, une évaluation du régime de l'UE pour le coton conclut que la cohérence entre celui-ci d'une part, la Pac et la stratégie Europe 2020 d'autre part pourrait être améliorée. Et ce en renforçant les exigences environnementales et en soutenant l'organisation de la filière.

« Étant donné le coût élevé de ce soutien »...

Selon la réglementation réformée du secteur mise en œuvre non sans mal en 2006 (1), 65% de l'aide au coton sont découplés, 35 % restant couplés afin, notamment, d'éviter une désorganisation et l'abandon de la production. Une superficie de base nationale a été établie pour chaque État membre producteur afin de restreindre les surfaces ensemencées en coton, par souci environnemental. Dans l'UE, la production de coton est limitée à la Grèce, au sud de l'Espagne et, pour une part infime, à la Bulgarie. La Grèce est le plus important producteur avec, en 2013/2014, environ 85% du total.

L'étude livrée à la Commission souligne que l'aide destinée à soutenir le secteur a été établie à 803 millions € depuis la réforme de 2006 (dont 502 millions € intégrés au régime de paiement unique), montant auquel s'ajoutent, à partir de 2010, 10 millions € prévus annuellement au titre de l'aide à la restructuration.

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Les auteurs estiment que, « dans la mesure où il est prévu de maintenir une aide partiellement couplée au moins jusqu'en 2020, et étant donné le coût élevé de ce régime de soutien », la Commission européenne pourrait envisager des dispositions « plus efficaces » pour améliorer le bilan environnemental du secteur. En particulier, précisent-ils, « des conditions d'accès à l'aide spécifique pourraient être instaurées ».

L'étude propose également de soutenir l'organisation et l'action collective de la filière, pour améliorer la valorisation de son produit. Car, pour se maintenir, celle-ci doit, à court terme, pouvoir résister aux fluctuations du prix mondial, et, à moyen terme, « il est important de chercher à améliorer la compétitivité du secteur pour assurer son maintien éventuellement dans un contexte de baisse des soutiens directs ». (FXS)

(1) Voir n° 3236 du 25/01/10