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G20 Protectionnisme et sécurité alimentaire à l’ordre du jour du sommet de Los Cabos

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Les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 se retrouvent les 18 et 19 juin au Mexique. A l’ordre du jour, entre autres, la sécurité alimentaire et la lutte contre le protectionnisme.

«Nous accueillerons favorablement les progrès enregistrés dans la mise en oeuvre du Plan d’action du G20 sur la volatilité des prix alimentaires et l’agriculture convenu l’année dernière et les étapes supplémentaires prévues pour accroître la productivité de l’agriculture durable et l’investissement dans ce domaine », écrivent les présidents du Conseil européen et de la Commission de Bruxelles, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, dans une lettre conjointe adressée aux chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-sept en vue du sommet du G20 des 18 et 19 juin à Los Cabos, au Mexique.
« Le commerce devrait jouer un rôle important dans la conjoncture actuelle en tant que source de croissance et l'emploi. Nous appelons donc le G20 à renforcer la lutte contre le protectionnisme et à renforcer le système commercial multilatéral », soulignent également MM. Van Rompuy et Barroso.
Le G20 est composé de 19 pays (l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis, la France, l’Italie, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, le Mexique, le Royaume-Uni, la Russie et la Turquie) et de l’Union européenne. Ensemble, ses membres représentent environ 90 % du PIB mondial et deux tiers de la population mondiale.

Les restrictions aux échanges, « préoccupation majeure »

Le sommet du G20 doit se pencher sur une série de recommandations fondées notamment sur rapport intitulé Croissance durable de la productivité agricole et combler le fossé pour les petites exploitations familiales, qui a été élaboré par douze organisations internationales, dont la FAO, l’OCDE et l’OMC (1).
Le Mexique, qui assure la présidence du G20, a fixé deux priorités dans le domaine agricole : assurer le respect des engagements pris, sous présidence française du G20, dans la déclaration de Cannes de novembre 2011 et dans le plan d’action sur la volatilité des prix alimentaires et l’agriculture ; générer un consensus sur les initiatives spécifiques qui peuvent aider à accroître la productivité mondiale, en mettant l'accent sur ​​les petits exploitants (2).
L’OMC insiste sur le fait que le rapport inter-organisations, dont la version finale a été publiée le 12 juin, recommande aux gouvernements du G20 de « faire preuve d’esprit d’initiative dans les négociations multilatérales en vue de renforcer les disciplines internationales concernant toutes les formes de restrictions à l’importation et à l’exportation, ainsi que les programmes de soutien interne qui faussent les incitations à la production ».
Le 7 juin, Pascal Lamy, le directeur général de l’OMC, a averti que, pour la première fois depuis que l’organisation mondiale assure le suivi des mesures protectionnistes prises pour répondre à la crise financière en 2008, l’ampleur des restrictions au commerce était, globalement, une source de « préoccupation majeure ».
La veille, un rapport publié par la Commission européenne faisait état d’une montée considérable du protectionnisme à l’échelle mondiale, qui s’est traduite par l’introduction de 123 nouvelles restrictions des échanges au cours des huit derniers mois, soit une hausse légèrement supérieure à 25 %.

(1) Voir n° 3347 du 23/04/12
(2) Voir n° 3351 du 21/05/12

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