L’utilisation totale d’aliments pour animaux s’est élevée à 83 Mio t de protéines brutes, dont 65 Mio t sont originaires de l’UE, indique la Commission européenne dans son bilan final des protéines végétales dans l’UE 27 et au Royaume-Uni pour l’année civile 2019, publié le 25 novembre. Les fourrages grossiers constituent la principale source de protéines à hauteur de 45 %, suivis par les tourteaux d’oléagineux (25 %) et les cultures, principalement de céréales (22 %). Le taux d’autosuffisance atteint près de 79 %, grâce à une plus grande disponibilité de fourrages grossiers. Toutefois, il n’a pas atteint la moyenne sur cinq ans, en raison également d’une moindre disponibilité de colza européen.
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Par ailleurs, dans son premier bilan des protéines végétales dans l’UE 27 pour la période 2020-2021, la Commission indique que l’utilisation totale d’aliments pour animaux devrait être inférieure d’environ 10 Mio t de protéines brutes par rapport à l’année précédente, soit au total 73 Mio t de protéines brutes, dont 76 % sont issus de l’UE. Quant au taux d’autosuffisance, il est inférieur de 1,5 % en raison de la part plus importante de fourrage grossier dans les aliments pour animaux au Royaume-Uni. Concernant l’année 2020, Bruxelles prévoit une baisse de la demande d’aliments composés pour animaux, ce qui se traduira par une baisse de la demande de céréales et de tourteaux d’oléagineux. Pour les fourrages grossiers, la Commission prévoit une hausse de 6,5 % du maïs d’ensilage et de 4,6 % des légumineuses fourragères.