Le Parlement européen a approuvé le 17 avril, par 542 voix contre 33 et 109 abstentions, une résolution non législative appelant à la mise en œuvre d’un « vaste plan stratégique européen » de production et d’approvisionnement en protéines végétales. Sur la base d’un rapport d’initiative de Jean-Paul Denanot (S & D, France) (1), il souhaite notamment que les paiements couplés volontaires puissent être octroyés pour toutes les cultures protéiques dans toutes les régions, pas seulement dans celles en difficultés, que cette production soit autorisée sur les surfaces d’intérêt écologique (SIE), en agriculture conventionnelle et biologique, et une composante légumineuses dans le système de rotation sur les terres arables.
Une future stratégie européenne doit réduire la dépendance de l’UE en protéines végétales, estiment les parlementaires, qui critiquent la production sud-américaine de soja (changement d’utilisation des terres, déforestation, érosion du sol, pesticides), conseillent de se tourner davantage vers les pays fournisseurs voisins de l’Union et veulent favoriser les importations libres d’OGM.
L’Assemblée plaide aussi pour des investissements dans la recherche.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Nous avons besoin de mesures législatives fortes avec de claires incitations pour les producteurs », a commenté le rapporteur parlementaire, alors que la Commission de Bruxelles doit présenter d’ici la fin de l’année une stratégie pour réduite le déficit européen en protéines végétales.
De son côté, tout en saluant le « travail de qualité » de Jean-Paul Denanot, Michel Dantin (PPE, France) a appelé les eurodéputés à « contempler l’impact de leurs votes au cours des derniers mois : le vote de juin 2017 sur l’interdiction d’utilisation de produits phytosanitaires sur les SIE et leurs positions hostiles aux biocarburants de première génération dont la négociation en cours va conduire à une régression des surfaces de culture protéiques en Europe ».
(1) Voir n° 26/03/18