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Proteme va démarrer les essais de sa solution d'enrobage sur des bananes en conditions réelles

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L'enrobage de Proteme a d'abord été testé sur des bananes. Crédits : © Pixabay _Alicja_

Proteme a mis au point une solution d’enrobage naturelle à base de biopolymères et d’autres co-formulants, pour ralentir de processus de maturation et prolonger la conservation des fruits et légumes. La start-up prévoit de lever 1,5 million d’euros l’été prochain auprès de fonds d’investissements.

Spécialiste des solutions d’enrobage naturelles pour les fruits et légumes, Proteme a reporté d’un an le projet de levée de fonds lancé au début de cette année, pour « se concentrer sur l’atteinte de plusieurs jalons importants », explique Paul Malfoy, CEO et cofondateur avec Benjamin-Nicolas Vignard (COO) et Valentin Sabatet (CSO). « Ces étapes englobent notamment les autorisations réglementaires de mises sur le marché, en Europe et aux États-Unis. Notre solution est un composé de biopolymères et d’autres co-formulants, le tout d’origine végétale ou fongique. Un enrobage qui s’apparente à un additif alimentaire, comestible, et qui comme tous les produits de biocontrôle, doit être approuvé ». Proteme compte lancer ces démarches en 2023.

Le deuxième jalon important porte le démarrage d’essais en conditions réelles sur des bananes aux Antilles. « Notre solution d’enrobage qui peut être utilisée en bain ou en spray, de la même manière que sont pulvérisés des pesticides, a deux effets. Elle agit non seulement comme une barrière aux gaz de la maturation d’un fruit ou d’un légume, en ralentissant le processus de plusieurs semaines, selon la variété. Et elle protège également des maladies dites de stockage des fruits et légumes, en prolongeant la durée de conservation du produit dans de meilleures conditions », explique encore Paul Malfoy.

Proteme qui a déposé un brevet de formulation en septembre pour les bananes, travaille en parallèle sur la protection des citrons. Reste encore à trouver des producteurs partants pour tester la solutions grandeur nature, mais la start-up qui est incubée à Rungis à des pistes dans des exploitations en Espagne. « Ces tests nous aident à récolter de la donnée, mais aident également le producteur puisqu’on s’adapte à son process », précise le cofondateur.

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D'autres variétés de fruits et légumes à l'étude

A plus long terme, Proteme compte adapter sa formule à d’autres variétés et passer de l’échelle labo à celle de pilote. « Notre formulation de base s’adapte à toutes les variétés de fruits et légumes, mais les agresseurs n’étant pas les mêmes pour chaque variétés, il est nécessaire de l’adapter ». En France, la société est notamment sollicitée par des producteurs en maraichages où les besoins de solutions naturelles permettant notamment de supprimer le plastique, sont importants. 

Pour financier ces différentes étapes, la société « devrait boucler d’ici à la fin de l’année une levée de fonds de 200 000 euros pour faire effet de levier via du financement non dilutif (prêts d’honneur, obligations convertibles ...) et disposer au total de 500 000 à 600 000 euros », escompte Paul Malfoy. Une fois ces différentes étapes atteintes, Proteme cherchera à lever 1,5 million d’euros l’été prochain auprès de fonds d’investissements.