Suite à l’approbation par les députés de la chambre des Communes du projet de loi controversé visant à amender certaines dispositions du protocole nord-irlandais, une cinquantaine de lords (chambre haute du parlement britannique) du parti travailliste et des conservateurs (parti au pouvoir) ont exprimé le 21 septembre leur vive opposition à cette initiative. « Au-delà d’enfreindre les règles internationales, ce texte va donner carte blanche à n’importe quel ministre pour faire ce qu’il veut sans aucune explication », s’inquiètent-ils. Avant d’ajouter qu’« il serait très imprudent de ne pas avoir un élément de contrôle parlementaire ». Le projet de loi, qui a été déposé cet été par l’actuelle Première ministre Liz Truss, doit être débattu par les lords au plus tôt la deuxième semaine d’octobre. Mais dans les rangs des contestataires, on espère retarder l’échéance jusqu’en 2023 afin de permettre à l’UE et au Royaume-Uni de trouver une solution négociée sur cette question du protocole nord-irlandais.
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De son côté, le vice-présent de la Commission européenne, Maros Sefcovic, a déclaré le 11 septembre que l’UE était prête à reprendre les négociations autour de « délais serrés ». En guise de bonne foi, il a ajouté que « l’UE pourrait réduire les contrôles douaniers physiques à travers la mer d’Irlande à quelques camions par jour. Les contrôles physiques ne seraient ainsi effectués que lorsqu’il y a une suspicion raisonnable de… contrebande de commerce illégal, de drogues illégales, de jouets dangereux ou d’aliments empoisonnés ». Un élément supplémentaire qui pourrait infléchir la position britannique qui revendique une suppression totale des contrôles douaniers en mer d’Irlande. Maros Sefcovic tout comme Liz Truss ont indiqué qu’ils espéraient, malgré les tensions, trouver un accord d’ici le 25e anniversaire de l’accord du Vendredi saint en avril 2023. Cet été, l’UE avait lancé sept actions en justice contre Londres pour ne pas avoir appliqué à la lettre le protocole.