Le groupe Provimi, l’un des leaders mondiaux de la nutrition animale, qui a réduit sa dette l’an dernier est désormais en ordre de marche pour faire de nouvelles acquisitions, a indiqué son p.-d.g. Wim Troost.
Les deux premiers mois de l’année se sont révélés positifs, a précisé le groupe en publiant ses résultats de l’an passé. Provimi estime ainsi être en mesure de réaliser « une forte croissance externe et interne » en 2005.
En 2004, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 1,58 milliard d’euros (+2,3 %).
La variation du périmètre de consolidation a contribué à la hausse du chiffre d’affaires pour 3,3 millions d’euros. Les taux de change (dollar américain, zloty polonais) ont eu un impact négatif de 32,1 M EUR.
Si actuellement le chiffre d’affaires se répartit entre les aliments pour animaux de ferme – 34 % pour les aliments complets, 24 % pour les spécialités et 24 % pour les premix –, les aliments pour animaux de compagnie (9 %) et les aliments pour poisson (9 %), l’intention de Provimi est de doubler d’ici deux ans le chiffre d’affaires réalisé avec les aliments pour animaux de compagnie, créneau le plus rentable.
Bonne contribution de la France, des Pays-Bas et de la Pologne
Affecté par des taux de change toujours défavorables et par l’augmentation du prix des matières premières sur une grande partie de l’exercice, le résultat d’exploitation de Provimi s’est établi en 2004 à 88 M EUR contre 90,5 millions en 2003. Hors effet de change, le résultat d’exploitation est comparable à celui de l’année précédente. Le résultat net part du groupe est passé de 24,3 millions en 2003 à 18,7 M EUR en 2004 du fait de la baisse du résultat exceptionnel. Le résultat financier du groupe, lui, s’est amélioré de 11,7% grâce à la réduction de l’endettement et à des taux d’intérêt en baisse suite au refinancement de la dette du groupe.
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L’endettement a baissé de 7 %, passant à 371,9 M EUR grâce à l’accroissement des flux de trésorerie provenant de l’exploitation, de la baisse des charges d’intérêt et d’impôt, partiellement compensé par l’effet négatif des taux de change.
En France, le résultat est en hausse grâce au programme de réduction des coûts, ce qui a compensé largement la baisse de la consommation de viande.
En Pologne, les filiales se sont bien comportées malgré un marché très difficile, un coût élevé des matières premières, une faiblesse du prix de la viande. Dans le reste de l’Europe, seuls les Pays-Bas ont échappé aux conditions de marché très difficiles.
Aux Etats-Unis, le dollar faible pèse sur le chiffre d’affaires et les résultats convertis en euros. La concurrence est avivée par des mouvements de consolidation dans les secteurs volaille et ruminants, les producteurs de viande cherchant à réduire surtout leurs coûts. Dans le reste du monde, les bonnes performances en Chine et en Amérique du Sud (une année record au Brésil) n’ont pas totalement compensé la pression de la concurrence dans le secteur des aliments pour poissons au Chili et les conditions de marché difficiles en Australie.