La période estivale s’accompagne traditionnellement de la publication par les grands groupes mondiaux de leurs résultats financiers à mi-parcours de l’année. Cette année la tendance est très nette pour tous les leaders liés à la production ou la distribution alimentaire. Le début d’année s’est plutôt bien passé, permettant d’afficher des indices de croissance flatteurs et des performances financières souvent au-delà des années antérieures. Pourtant, on ne note aucun triomphalisme dans les communiqués . Tous invoquent la crise qui frappe les consommateurs, notamment sur les marchés matures. Les pays dits émergents leur ont souvent sauvé la mise. La question est de savoir pour combien de temps. Des pays « locomotive » comme la Chine ou les autres pays asiatiques voient leurs indicateurs économiques donner les premiers signes d’essoufflement. Ils sont à leur tour victimes de la crise occidentale. La flambée des prix des matières premières agricoles qui ne manquera pas de relancer l’inflation et pèsera sur le moral des consommateurs, amplifiera sans doute cette tendance. Une menace que les grands groupes anticipent mais avec la plus extrême circonspection, Fonterra ou FrieslandCampina s’interdisant même tout pronostic sur la fin d’année. Une prudence que partagent également producteurs, industriels et distributeurs en France, inquiets de la baisse du panier moyen depuis le début de l’année. Ce qui explique l’intérêt que tous disent avoir à poursuivre des négociations constructives sur le sujet sensible de la formation des prix.

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