La période du G20 agricole, avant les vacances d’été, avait été un moment de ferveur pour défendre la spécificité de l’agriculture mondiale et prôner une certaine régulation des marchés. On pouvait penser que la Commission européenne en tirerait quelques leçons pour son projet de réforme de la politique agricole commune.
Force est de constater que cet esprit G20 semble avoir fait « pschitt » comme disait Jacques Chirac. Ni dans le projet global de réforme de la Pac proposé par la Commission de Bruxelles, ni dans des sujets spécifiques comme la gestion du marché, la réforme de l’organisation du secteur sucrier on ne sent beaucoup d’influence du G20 agricole. Les dispositifs de régulation envisagés sont au régime minceur.
Xavier Beulin a raison d’insister sur le fait qu’en matière budgétaire on revient de loin par rapport aux réductions drastiques qui avaient été proposées en un temps. Mais rien n’est encore écrit dans le marbre et la crise financière plus sévère que prévu pourrait bien avoir un impact sur les perspectives budgétaires de la politique agricole commune.
On n’a pas l’impression non plus que la Commission ai beaucoup tenu compte du Parlement européen qui, c’est un exemple, se disait beaucoup plus favorable au systèmes des quotas sucriers que ne le laisse paraître le projet de Bruxelles. Place maintenant à la discussion politique. Bruno Le Maire devra encore faire preuve d’une sacrée opiniâtreté pour faire bouger les lignes du projet de Bruxelles. A condition que la campagne pour l’élection présidentielle lui en laisse le temps et l’énergie.

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