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Psychotropes : les agriculteurs moins consommateurs que la population française

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Les agriculteurs consomment moins de psychotropes que l’ensemble de la population française, à âge et sexe identiques, selon une cartographie de la MSA portant sur les pathologies en 2019. Publiée en mai 2022, cette cartographie révèle une sous-consommation de psychotropes de 6,1 % chez les non-salariés agricoles (agriculteurs, conjoints collaborateurs et aides familiaux, NDLR), souffrant ou non de pathologies psychiatriques. « Cela signifie qu’à âge et sexe égaux, en comparaison aux consommants de soins tous régimes, les NSA ont une consommation de psychotropes moins importante (de l’ordre de 6,1 %) », a expliqué la MSA à Agra Presse.

Une fiche complémentaire de la MSA portant sur l’année 2019, publiée en décembre 2021, se focalise sur les consommateurs de psychotropes hors pathologies psychiatriques. Selon cette fiche, le taux de prévalence de la consommation de psychotropes chez les non-salariés agricoles (NSA) est passé de 172,6 pour mille (‰ ) en 2015 à 153,4‰ en 2019. Autrement dit, les agriculteurs sont moins nombreux à consommer ces produits.

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En 2019, les non-salariés consommateurs de psychotropes ont eu principalement recours aux anxiolytiques (110 382 utilisateurs, pour un taux de prévalence de 88,1‰) et aux traitements antidépresseurs ou régulateurs de l’humeur (90 545 utilisateurs, 72,3‰). Dans une moindre mesure, les non-salariés ont consommé des traitements hypnotiques (45 955 utilisateurs, 36,7 ‰) et des neuroleptiques (13 403 utilisateurs, 10,7 ‰).

De moins en moins d’agriculteurs consomment des psychotropes