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Bas intrants Puiser dans la rusticité kazakhe pour avoir des pommes sans pesticides

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Puiser dans la rusticité du Kazakhstan pour obtenir des variétés de pommiers sans avoir à les traiter, c’est une solution qu’ont présentée des chercheurs et des journalistes scientifiques le 17 janvier, à l’occasion d’une exposition sur les forêts de pommiers du Kazakhstan, qui se déroule à Paris jusqu’au 5 mars.

Et si l’on puisait dans la biodiversité du Kazakhstan, berceau supposé de la pomme, pour rendre les pommiers plus rustiques et ainsi moins les traiter avec des pesticides ? C’est la solution que suggèrent des chercheurs et des journalistes scientifiques, et qu’ils ont présentée le 17 janvier à Paris lors de la présentation d’une exposition sur les forêts de pommiers du Kazakhstan, qui se déroule à Paris jusqu’au 5 mars.
L’idée est venue d’une documentariste, Catherine Peix, qui est revenue du Kazakhstan avec un reportage sur les impressionnantes forêts de pommiers sauvages, qui, comme le montrent des photos de l’exposition, culminent à plus de 20 mètres, et portent des pommes d’une grande diversité, tant de saveurs que de tailles. Ainsi, certaines de ces pommes pèsent 350 grammes, et les pommiers qui produisent 700 kg de pommes ne sont pas rares, a témoigné Catherine Peix. Cette dernière a fait le lien entre ce qu’elle a vu et l’exploitation possible de la biodiversité kazakhe, en faisant la connaissance d’un agronome et académicien du pays, Aymak Djangaliev, qui a défendu la biodiversité des forêts du Kazakhstan, et qui a vu l’intérêt stratégique de cette biodiversité au-delà de ses frontières.

Sensibiliser pouvoirs publics et instituts de recherche

De retour en France, se promettant de poursuivre l’œuvre d’Aymak Djangaliev, décédé en 2009, elle a fondé l’association Alma, avec l’appui d’un chercheur du CNRS de Strasbourg, Pascal Heitzler, et de l’Association des croqueurs de pommes (qui milite pour la préservation des espèces végétales). Son objectif est de sensibiliser pouvoirs publics et instituts de recherche français, pour que soient mises au point des variétés de pommiers qui soient moins sujets aux maladies.
L’association Alma est en train de demander l’autorisation de l’État français de faire entrer en France des exemplaires du Malus Sieversii, le principal parent des pommes connues aujourd’hui. Cela dans le but d’en adapter les propriétés et la grande richesse de son génome.
Le film de Catherine Peix, L’origine de la pomme ou le jardin d’Éden retrouvé, peut être commandé à « [email protected] ».

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