C’est le début de la fin de la crise bancaire, ose-t-on croire depuis que les Etats se sont si fort mobilisés. En France 22 milliards d’euros sont promis sous quinzaine aux PME afin de leur éviter de subir de plein fouet une mortelle crise du crédit, le fameux « credit crunch », souvent annoncé, et dont les grandes entreprises ne sortiront d’ailleurs pas forcément indemnes. Mais tout ne sera pas résolu ainsi, il restera à payer le prix de la crise, c’est-à-dire à adapter nos trains de vie et à redessiner les stratégies d’entreprise à une consommation en repli. Mais pas sans investir. En période de récession et peut-être demain de déflation, les gagnants seront ceux qui pourront repartir de l’avant… dans l’économie réelle, bien sûr. Quel que soit le parcours futur du CAC 40, le rebond n’atteindra l’ensemble de l’activité que dans des délais que l’on jugera toujours trop longs. Les industries de consommation et l’alimentaire en particulier n’en tireront pas profit les premières car chacun, se sentant plus pauvre et sachant qu’il le sera davantage demain, privilégiera à coup sûr l’épargne à la consommation. Pour autant, la seule bonne voie pour les industriels n’est pas forcément le premier prix et le circuit hard discount ; le luxe a toujours bien fonctionné en période de crise et ceux qui sont sur ce créneau le savent bien.
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Un autre gagnant pourrait être aussi ce chocolatier qui vient de lancer la marque « Credit crunch » pour un grand magasin britannique. Histoire de déstresser en douceur !