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Le purin d’ortie ne serait toujours pas autorisé car l’arrêté paru en ce sens mentionne un procédé qui ne permet pas de le fabriquer, ont fait savoir les professionnels dans un communiqué.
Les utilisateurs de purin d’ortie, dans un communiqué commun du 4 mai, critiquent l’arrêté du 28 avril sensé autoriser cette préparation. Cet arrêté « a pour effet d’interdire la commercialisation de tout purin d’ortie correctement préparé », écrivent les Amis de l’ortie, Aspro PNPP, Nature et Progrès, le Syndicat des simples, Demeter, la Confédération paysanne, les Amis de la Terre, le mouvement de l’agriculture Bio-dynamique...
« Les producteurs de purin d’ortie n’utilisent pas le procédé de fabrication rendu obligatoire par arrêté car ce n’est pas le bon procédé de fabrication. Ils ne pourront toujours pas commercialiser leur production », poursuit le communiqué.
Les associations regrettent de ne plus avoir de contact avec le ministère de l’Agriculture depuis quelques années, après avoir participé à une commission sur le sujet des préoccupations naturelles peu préoccupantes (PNPP). Elles n’ont pas été contactées avant la rédaction de l’arrêté.
Les PNPP autorisées dans les autres pays d’Europe
« En continuant à commercialiser et à utiliser du vrai purin d’ortie, préparé suivant les bons usages en vigueur, nous respectons la loi et ne respectons pas les règlements qui ne respectent pas la loi », ajoutent les signataires.
« Nous demandons au ministre de respecter lui aussi la loi et de modifier en conséquence son décret et son arrêté d’application. Nous lui suggérons de s’inspirer pour cela des réglementations en vigueur en Allemagne, Autriche ou Espagne, pays qui autorisent largement les PNPP tout en respectant la même règlementation européenne que nous », concluent-ils avant d’inviter Bruno Le Maire à assister à une prochaine journée d’action le 14 mai à Maclas (Loire) dans une exploitation agricole.
Pour faire connaître la situation dans laquelle se trouvent les producteurs, les associations sensibilisent les collectivités locales aux interdictions des purins, à base d’ortie et d’autres plantes. Elles ont reçues le soutien de mairies, conseils généraux et régionaux.