La métropole de Chartres va distribuer cette année « à peu près 500 000 euros » aux 34 agriculteurs engagés dans le programme territorial de Paiement pour service environnemental (PSE), a indiqué son vice-président Alain Bellamy en conférence de presse le 22 mars. Les fonds proviennent en totalité de de l’Agence de l’eau Seine-Normandie, a-t-il précisé. Lancé en 2021, le PSE chartrain soutient les agriculteurs situés sur les onze aires d’alimentation de captage (soit « presque 30 000 ha ») qui souhaitent consacrer une partie de leur SAU à des cultures de diversification « à bas niveau d’impact », pour réduire leur utilisation de pesticides et surtout d’azote car « la grosse problématique dans nos forages ce sont les teneurs en nitrates ».
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Les 34 agriculteurs qui détiennent « 4 600 ha d’exploitations » se sont engagés sur « plus de 1 000 ha » de cultures de diversification tels sarrasin, sorgho, tournesol, chanvre, millet et miscanthus, pendant les cinq ans du PSE. Le financement annuel varie de 130 à 600€/ha de cultures à bas niveau d’impact par an, dans la limite de 20 % de la SAU totale, a précisé la métropole. Interrogé sur les effets observés sur la qualité de l’eau, M. Bellamy a indiqué que le PSE « est encore un peu jeune » et qu’il faudrait faire un bilan « je dirais pratiquement tous les quatre ou cinq ans » pour les mesurer. « L’Agence de l’eau pense que notre plan d’action ne montrera pas sa réelle efficacité avant 15 ou 20 ans, parce que la descente des nitrates dans l’eau est extrêmement [lente] », a-t-il rappelé. Si le PSE venait à être reconduit grâce aux fonds publics, il estime qu’embarquer en tout « 40 ou 45 agriculteurs » serait « une belle avancée » pour le territoire.