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Quand la recherche agronomique travaille sur les futurs carburants pour l’aviation

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À l’occasion de la présentation officielle, le 28 février au Salon de l’agriculture, des lauréats de la seconde vague de l’appel à projets « biotechnologies et bioressources », en présence du ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, et de son homologue de la Recherche Laurent Wauquiez, un programme particulièrement original a été dévoilé. Le programme Probio-3 concerne le développement de la production de biocarburants pour l’industrie aéronautique grâce à des biotechnologies industrielles jusque là peu développées. Il s’agit de produire du bio-kérosène à partir de ressources agricoles mais non comestibles. La tâche est ardue parce qu’il faudra réussir le tour de force de produire de l’huile sans détourner les bonnes graines de colza et de tournesol qui servent à l’alimentation.
Carole Molina-Jouve, chercheur au laboratoire d’ingénierie des systèmes biologiques de l’Insa de Toulouse, est loin de céder au découragement : en laboratoire on sait produire dans un réacteur de 20 litres de l’huile d’origine « microbienne », c’est-à-dire fabriquée par des bactéries qui digèrent des sucres (pentose et glucose) contenus dans des tiges de maïs ou de colza ou de tournesol. « Maintenant nous allons passer au “ deux mètres cubes ” », a-t-elle annoncé. D’ici huit ans, durée du programme, il faudra passer à la phase d’industrialisation, a précisé Yohan Allouche, directeur de la recherche sur les carburants alternatifs chez Airbus.
Le Salon de l’agriculture fut, de fait, largement l’occasion de présenter des programmes de recherche de la part du ministre de l’Agriculture ou de l’Inra qui y signait trois conventions de collaboration de recherches avec des partenaires institutionnels, professionnels et privés.
Le 29 février Bruno Le Maire, a appelé les partenaires du Gis « fruits » (Groupement d’intérêt scientifique pour aider à la production de fruits moins chers et avec moins de pesticides) à travailler sur des axes « plus offensifs », notamment par des modes de commercialisation plus pratiques : « Si l’on reste sur le schéma des fruits distribués en vrac, ça ne marchera pas », a-t-il indiqué, désignant les pistes qui doivent être empruntées.

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