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Viande de cheval Quatre nouveaux circuits frauduleux dans l’affaire de la viande de cheval

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Plusieurs semaines après la découverte de la filière frauduleuse Spanghero, les investigations menées par les pouvoirs publics ont mis à jour quatre autres circuits frauduleux. Benoît Hamon, ministre de la Consommation, continue de porter à Bruxelles le projet de l’étiquetage obligatoire de l’origine des viandes dans les plats préparés.

«L’enquête sur ces nouveaux circuits (deux circuits liés à Gel’Alpes et Covi), et deux autres circuits dans lesquels la viande de cheval est détectée en faible quantité, Schypke/Dagivel se poursuit », a déclaré Benoît Hamon, ministre de la Consommation, devant le Parlement européen le 12 mars à Strasbourg. Le plan d’urgence annoncé au lendemain de la crise du cheval est en œuvre. La surveillance renforcée des filières viandes et poissons s’est concrétisée par des prélèvements ADN sur des plats préparés à base de viande, en dehors du premier circuit litigieux qui a déclenché l’affaire de la viande de cheval. « 138 prélèvements ont été opérés. (…). Sur les 10 premiers prélèvements, 9 se sont avérés positifs au cheval », soutient le ministre de la Consommation. Ces prélèvements proviennent des filières litigieuses identifiées. Néanmoins, 40 nouveaux prélèvements ont été effectués, « seuls 2 sont positifs à la viande de cheval, ce qui permet de penser qu’aujourd’hui l’essentiel des circuits a été identifié ». Pour rappel, tous les produits ont été retirés des rayons de la distribution. Les agents de la DGCCRF ont visité près de 4 100 enseignes pour le vérifier. Sur la gestion à long terme de cette crise, la principale mesure que les pouvoirs publics tentent de porter à l’échelle européenne est l’étiquetage obligatoire de l’origine des viandes dans les plats préparés. « Il appartient désormais à la Commission européenne de prendre ses responsabilités», a avancé Benoît Hamon. L’étiquetage obligatoire de l’origine des viandes dans les plats préparés est toujours soutenu notamment par la France où professionnels et pouvoirs publics parlent d’une même voix. Néanmoins, tous les regards sont maintenant tournés vers les autorités bruxelloises qui ont le pouvoir d’accélérer ou non la démarche. En France, cet étiquetage est d’ores et déjà l’objet de promesses de la part de nombreux distributeurs et industriels. Les marques VBF (viande bovine française), VPF (viande porcine française) et Volailles de France devraient être apposées sur les plats préparés par les distributeurs et les industriels qui se sont déclarés en faveur de l’étiquetage de l’origine.

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