C’est en 2007 que le Canada a repensé sa stratégie de gestion des risques agricoles. Le gouvernement a mis quatre programmes en place : AgriStability, AgriInvest, AgriInsurance et AgriRecovery. Le premier couvre les pertes de revenu de plus de 15 % au niveau de l’exploitation par rapport à l’historique et concerne notamment les nouvelles exploitations. « Le revenu est défini comme la marge de production », a souligné George Pikor, conseiller spécialisé au ministère de l’Agriculture canadien. Le programme AgriInvest ressemble au système français de la dotation pour aléa. Il s’agit de permettre à l’agriculteur d’épargner sur un compte rémunéré déblocable s’il connaît une baisse de revenus supérieure à 15 %. AgriInsurance est un système d’assurance destiné à minimiser les pertes de productions dues à des événements incontrôlables comme le gel, la sécheresse, des pluies excessives ou les infestations de parasites. Grâce à des aides des provinces, le programme AgriRecovery est pour sa part chargé d’indemniser les risques ne pouvant être pris en charge autrement. Complet et séduisant, ce dispositif à quadruple entrées paraît néanmoins difficilement applicable en Europe pour des raisons pratiques. « Nous n’avons pas de définition commune d’une perte de rendement au niveau européen, a noté Carina Folkeson. Et comment définir un revenu sachant que les déclarations fiscales ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre ? »
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.