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Consommation Qu’attendre du consommateur du futur ?

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Le directeur de l’ICAQ (Institut de chimie analytique et de contrôle des aliments), le professeur Jacques Estienne, s’est exprimé lors du salon Diétécom sur les nouvelles attentes des consommateurs et des distributeurs. Pour lui, le consommateur nouveau se définit de plus en plus par ses exigences teintées de contradictions, qui sont un véritable défi pour les industriels.

On le savait, mais le professeur Jacques Estienne le confirme, les consommateurs sont pleins de contradictions. Dans le cadre du salon Diétécom, le groupe Glon avait réuni des experts de la nutrition pour qu’ils s’expriment sur l’alimentation actuelle et à venir. Le professeur Estienne, longtemps directeur de la DGCCRF, s’est exprimé sur « les nouvelles attentes des distributeurs et des consommateurs en matière d’alimentation et de santé ».

Depuis qu’il a réalisé que l’alimentation pouvait être dangereuse pour sa santé, le consommateur est de plus en plus exigeant vis-à-vis des producteurs et des transformateurs. Il estime que la traçabilité, qu’il veut totale, est une dette que ceux-ci ont contracté auprès de lui. Ses aspirations sont souvent contradictoires. Il ne veut pas trop d’emballages, mais exige une praticité toujours plus grande. Le distributeur, pour sa part, fait de la traçabilité et de la sécurité des produits des priorités, mais il s’intéresse également beaucoup à la sécurité des process. Il est friand de référentiels officiels de qualité.

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De plus en plus exigeant

A l’avenir, les consommateurs vont devenir de plus en plus exigeants car ils seront de mieux en mieux informés. En cela, le professeur estime que les altermondialistes ont fait un bon travail, en posant les bonnes questions. Les nouveaux consommateurs se demandent quelles ont été les conditions de travail des producteurs, quels pesticides ont été utilisés… En outre, les ingrédients utilisés dans la conception des produits vont devoir être de plus en plus naturels. Ces évolutions se produisent parallèlement à une autre, apparemment opposée : le développement du hard-discount. L’expérience allemande prouve en fait que les distributeurs à bas prix peuvent également se soucier d’environnement. Ils ont fait des efforts considérables en matière d’emballages. Dans tous les cas, les exigences des consommateurs en matière d’écologie ont déjà amené, et continueront à amener, vers une meilleure gestion de l’eau, une maîtrise de la contamination des sols, une réduction des emballages… Le directeur de l’ICAQ a conclu son discours en affirmant que le consommateur demeure le meilleur aiguillon pour le travail des scientifiques.