Le concept américain de "comfort food" trouve un écho auprès des consommateurs français en attente d’aliments certes goûteux, mais aussi capables de leur remonter le moral. Si le chocolat et la pâtisserie sont plébiscités par les sondés, le fromage arrive en troisième position.
Manger des plats qu’ils aiment fait partie des activités massivement citées par les Français comme étant réconfortantes lorsqu’ils se sentent tristes ou déprimés : 82 % d’entre eux en moyenne, juste après voir des proches et se promener. C’est ce que nous apprend une enquête d’opinion menée début janvier par Harris Interactive pour Deliveroo. L’institut a également questionné les Français sur ce qu’est un plat réconfortant. Résultat : il s’agit d’abord d’un plat coloré (87 % des répondants), chaud (86 %) et simple (70 %). “Les Français sont en revanche plus partagés entre le sucré (56 %) et le salé (44 %), avec une préférence marquée pour le sucré chez les jeunes (61 % des 18-34 ans estiment qu’un plat réconfortant est plutôt un plat sucré)”, note Harris Interactive.
Parmi les plats salés, les Français citent en premier la pizza, le hamburger avec des frites et les pâtes à la carbonara parmi les plats typiquement réconfortants. Une nourriture particulièrement calorique, avec une tendance plus affirmée chez les hommes pour des recettes traditionnelles telles que le bœuf bourguignon, la blanquette de veau, le pot-au-feu ou le hachis parmentier. Les femmes penchent plus pour le petit-déjeuner ou le dîner à partir de tartines.
Côté sucré, le fondant au chocolat est suivi des crêpes et de la crème glacée parmi les aliments les plus réconfortants. La gaufre remporte les suffrages des femmes, tandis que les plus âgés penchent pour la tarte tatin et le baba au rhum, et les plus jeunes pour le brownie. En termes d’aliments, le chocolat est considéré comme un aliment anti-déprime : c’est celui qu’ils ont le plus envie de consommer lorsqu’ils sont tristes. Viennent ensuite les pâtisseries et le fromage. L’alcool est aussi cité, surtout par les hommes, à 24 % contre 17 % pour l’ensemble des Français.
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L’injonction consistant à se nourrir plus sainement et à privilégier des recettes légères semble complètement oubliée dès lors qu’on interroge des Français déprimés au cœur de l’hiver. Toutefois, le sondage nous apprend ainsi, et sans surprise, que les plus âgés se montrent plus enclins à s’orienter vers une recette saine (73 % chez les plus de 55 ans) alors que les plus jeunes préfèrent l’option calorique.
(1) Enquête réalisée en ligne les 4 et 5 janvier 2018 auprès d’un échantillon de 1031 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.