Le site de Giraudet à Bourg-en-Bresse démarre un lifting de 3 millions d'euros pour doubler sa surface de production et acquérir des machines plus performantes. Ces investissements font écho au développement de l'entreprise familiale qui, avec deux boutiques à Paris, deux à Lyon et une sur son site historique de l'Ain, ouvrira un point de vente en propre à Annecy en fin d'année, pour commercialiser ses quenelles, ses sauces et ses soupes.
« L'outil de production est vieillissant. Il a besoin d'un bon lifting. » Dominique Reynaud a repris la tête de l'entreprise à capitaux 100 % familiaux en 2012, à la suite de sa femme, Marie-Laure. « La première étape de la reprise a été de faire l'état des lieux de l'entreprise et de proposer un projet pour fédérer les équipes, avance-t-il. Parmi les faiblesses, nous avons noté un manque de dynamisme commercial et un outil de production qui avait besoin d'être modernisé. » Le dirigeant commence par remettre de l'ordre dans le commercial. « Nous nous sommes dotés d'une équipe commerciale chargée de faire appliquer les accords signés avec la grande distribution. Cinq personnes ont été embauchées. L'effet mécanique a été immédiat. Le chiffre d'affaires a enregistré une progression de 8 % sur ce segment de marché ». En 2013, la croissance des ventes globales était de 12 %, à 10,6 millions d'euros, et celle de la production de 6 % avec 1 300 tonnes de produits. L'activité se répartit environ à 80 % pour la GMS, 15 % dans les boutiques et 5 % dans le réseau de la restauration hors domicile.
3 MILLIONS D'INVESTISSEMENTS
Pour soutenir cette croissance, un outil de production performant est la clé de la réussite. « L'entreprise a depuis toujours une très bonne politique de prévention pour l'entretien des machines mais le renouvellement du parc était devenu nécessaire. » Sur un terrain déjà propriété de la Maison Giraudet, le site de 3 500 m2 passera à 7 000 m2 avec la construction de chambres froides supplémentaires pour stocker les produits ultrafrais. Des machines de conditionnement notamment, intégreront ces nouveaux locaux dans les prochains mois. « Elles sont commandées et sont en train d'être préparées selon nos besoins. » L'investissement total, agrandissement du bâtiment et acquisition de machines, se monte à 3 millions d'euros. Il permettra de faire face à la croissance des volumes (de l'ordre de 6 % par an) sur ses trois produits phares : les quenelles (930 tonnes par an), les sauces (200 tonnes) et les soupes (250 tonnes). « Depuis peu, le tonnage des soupes a dépassé le tonnage des sauces, constate Dominique Reynaud. Nous restons sur les produits que nous savons bien cuisiner en travaillant les recettes et les concepts. »
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OBSERVATOIRE DES TENDANCES
Les concepts se retrouvent dans les quatre « Boutique & Bar à soupes et quenelles » déployés par Marie-Laure Reynaud notamment. Des boutiques en propre uniquement. « Ce sont des vitrines du savoir-faire de l'entreprise Giraudet, un observatoire des tendances et de ce qui est apprécié par nos clients, ainsi qu'un laboratoire pour tester des nouveaux produits », affirme Dominique Reynaud. La marque compte deux boutiques à Paris et deux à Lyon, à des emplacements premium. La cinquième boutique ouvrira avant la fin de l'année à Annecy. « C'est une grande ville, attractive pour les touristes et plutôt haut de gamme qui correspond parfaitement bien à notre cible ». L'investissement est de 600 000 euros. « Trois années sont nécessaires pour atteindre le point d'équilibre d'un tel point de vente, affirme le dirigeant de l'entreprise qui compte 68 salariés dont une quarantaine pour la production. En tant qu'entreprise familiale, nous devons être prudents sur les investissements. Nos prochaines ouvertures se feront dans au moins trois ans. Les villes cibles sont Strasbourg ou Lille, des cités de l'est qui connaissent et apprécient nos gammes. »