Des rumeurs évoquent un secrétariat de l’Agriculture rattaché à un large ministère des questions européennes en lieu et place du ministère actuel ou son « articulation » avec un grand ministère de l’Environnement. Evidemment, selon l’affichage et le poids politique du prochain ministre chargé notamment des questions agricoles, la pilule serait plus ou moins difficile à passer pour les agriculteurs. Rappelons que le 9 mai, le syndicat FNSEA a réclamé pour la deuxième fois en l’espace de 15 jours « un grand ministère de l’Agriculture qui donnera tous les moyens pour l’avenir ». Auparavant, entre les deux tours de la présidentielle, le syndicalisme majoritaire avait appelé au maintien « d’un vrai ministère de l’Agriculture ». De son côté la Coordination rurale dans un communiqué daté de 7 mai réclame la « nomination d’un ministre de l’Agriculture et de l’alimentation aux compétences élargies à l’environnement, ceci à la tête d’un ministère de plein exercice ». Cette fébrilité montre en tout état de cause que la question du maintien d’un ministère de l’Agriculture en tant que tel est posée. Evidemment, le candidat Sarkozy lors de ses derniers déplacements a promis aux syndicalistes inquiets que le ministère de l’Agriculture serait sauvegardé en tant que tel. Dans un de ses tracts de campagne, il était précisé que l’agriculture pourra « s’appuyer sur un ministère de l’Agriculture renforcé ».
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Quant au titulaire de la charge, les noms circulent, comme les UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, François Sauvadet ou Maurice Leroy. Sont évoqués également, en «outsider», Bernard Acccoyer ou encore Christine Lagarde. Sans oublier l’hypothèse d’un ministère Bussereau bis. Un choix ouvert, en somme.