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En direct de Bruxelles Quotas laitiers : avaler la pilule

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Les derniers « confessionnaux » organisés par Michel Barnier et Mariann Fischer Boel avec chaque ministre de l’agriculture pour tenter de parvenir à un compromis dans la troisième semaine de novembre sur le bilan de santé de la Pac étaient censés permettre de cerner au plus près les « lignes rouges » de chacun. Reste maintenant au président français du Conseil des Vingt-sept et à la commissaire européenne à travailler en symbiose – ce qui ne va pas obligatoirement de soi – pour mettre le puzzle en place. En tenant compte, bien sûr, de la susceptibilité du Parlement européen dont l’avis sur ce dossier n’est que consultatif. Si, comme il se doit, les propositions de Bruxelles sont appelées à être assouplies sur de nombreux points, il va falloir trancher sur des questions qui divisent profondément les Etats membres. C’est le cas, en particulier, de la hausse des quotas laitiers avant leur enterrement définitif en avril 2015. Et, sur ce sujet, le haut fonctionnaire français venu présenter aux ministres les résultats des travaux préparatoires entrepris avec ses homologues a quelque peu surpris. Selon lui, le projet de la Commission visant à augmenter les quotas laitiers de 1% par an de 2009/10 à 2013/14 constitue finalement le « point d’équilibre » entre les pays qui soutiennent cette option, ceux qui veulent plus (l’Italie par exemple) et ceux qui veulent moins (l’Allemagne par exemple). Quitte à autoriser les Etats membres qui le souhaitent à accélérer le rythme d’augmentation en début de période. Un bel effort de compromis de la part de... la France.

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