Le groupe Aymard, implanté à Montauban, a racheté la société Charles Bourdeau, à Nantes. Un rapprochement entre « deux entreprises partageant le même ADN, les mêmes racines familiales et le même métier, ainsi que le même objectif de qualité des produits que nous mettons sur le marché », souligne Fabrice Aymard, deuxième génération, avec son frère Dominique, à la tête de l’entreprise fondée il y a une quarantaine d’années. Aymard est spécialisé dans la production de boyaux, d’épices et de marinades, pour la fabrication des charcuteries crues, cuites ou à sécher à destination des commerces de proximité, des grandes et moyennes surfaces et des salaisons. Charles Bourdeau est présent sur ces mêmes segments avec une présence plus marquée en BtoB.
Cette opération de croissance externe a pu être réalisée grâce à une levée de fonds significative, menée auprès de Bpifrance, son partenaire financier depuis six ans, et de Midi Pyrénées Croissance (groupe Irdi Soridec Gestion). Les dirigeants d’Aymard ne donnent ni le montant, ni le taux de détention des investisseurs. Ce tour de table a été complété par un emprunt de Bpifrance, du CRCA Nord Midi Pyrénées, et de LCL
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Le nouvel ensemble qui prévoit « des synergies sur l’activité boyaux et les produits BtoC », précise Fabrice Aymard, pèsera environ 32 millions d’euros. En 2019, Charles Bourdeau et Aymard ont réalisé un chiffre d’affaires de respectivement 17 et 15 millions d’euros. Il comptera ainsi parmi le top trois des acteurs français derrière les sociétés DS France et Charles Frères.
Depuis plusieurs années déjà, Aymard a entrepris une refonte complète de sa gamme. « Le marché des épices compte de gros opérateurs, cette stratégie est un moyen pour nous de nous distinguer. 95 % de notre offre est sans allergène et le plus possible clean label », souligne encore le dirigeant, qui s’est également lancé dans le bio en 2018.