Un peu de raison serait-elle revenue dans le dossier de la chimie et des biotechnologies végétales ? D’une part, la Commission européenne a pris une décision relativement consensuelle, choisissant de prolonger de 18 mois l’autorisation d’utiliser le glyphosate, en attente de l’avis de ses experts en la matière. Une décision plutôt positive et prise malgré le vote "non" ahurissant de la France. Ahurissant par rapport au non-labour prôné dans l’agroécologie de Stéphane Le Foll.

D’autre part, on a vu des agriculteurs et des apiculteurs demander que tous les moyens soient utilisés, y compris si nécessaire les apports de la mutagénèse, pour lutter contre l’orobanche, une plante parasitaire qui fait de grands dégâts. Voir des apiculteurs s’accommoder de produits de la mutagénèse alors que les écologistes voudraient les classer à l’identique des OGM, c’est une grande nouveauté. En somme, c’est le principe de réalité qu’ils ont accepté de reconnaître.

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Enfin, une centaine de prix Nobel se sont élevés contre la campagne de Greenpeace, celle-ci critiquant des fruits de la recherche biotechnologique dont surtout le fameux riz doré. Que des scientifiques de très haut niveau s’insurgent contre des campagnes de cette nature constitue là encore une démarche empreinte de réalisme.

D’ici 2050, il faudra nourrir près de 10 milliards d’habitants sur cette planète. Les choix à faire, comme l’expliquent l’Inra et le Cirad, sont difficiles. Mais quels qu’ils soient, ils devront intégrer la recherche scientifique.