Confirmant l’étude des Safer publiée début juin, une enquête du service de statistique Agreste du ministère de l’Agriculture, diffusée le 6 septembre, fait état d’un ralentissement de la hausse des prix des terres agricoles en 2003.
La valeur des terres labourables et prés a progressé de 3% contre 4% en 2002. La hausse s’est ralentie principalement sous l’effet d’une baisse de 0,5% du résultat agricole moyen par actif entre 1999 et 2002 en termes réels. L’incertitude sur les droits à produire applicables pour la réforme de la politique agricole commune à partir de 2006, freine l’investissement des agriculteurs tentés par l’agrandissement. Le ralentissement de la hausse des prix est surtout le fait des régions viticoles. Hors vignoble champenois, le prix moyen des vignes n’a progressé que de 0,6%.
Une baisse sur longue période
Qui l’emportera entre la hausse et la baisse ? Le président des Safer André Thévenot prévoit une forte hausse du prix du foncier agricole en France. Il a rappelé ce printemps que le prix du foncier agricole français est actuellement le moins cher de l’Europe de l’Ouest.
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La tendance de fond est encore à la hausse : l’offre de terres se restreint avec la baisse du nombre d’agriculteurs partant à la retraite ; la demande de terres est soutenue par les faibles taux d’intérêts ; le rachat de fermes et domaines par des citadins à fin de tourisme reste soutenu.
Notons toutefois que sur longue période, de 1970 à 2003, les prix moyens de la fin des années soixante-dix et du début des années quatre-vingts, sont le double des prix actuels. Il resterait encore beaucoup de chemin à parcourir pour que les prix atteignent ceux du début des années quatre-vingts.