Toujours dans l’optique de parvenir, d’ici à la fin de l’année, à un accord en première lecture sur le paquet « climat énergie », la présidence française de l’Union européenne a adressé, le 12 septembre, un rapport d’orientation sur les quatre propositions législatives parmi lesquelles celle sur la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (notamment les biocarburants).
«Les Etats membres (de l’UE) s’accordent largement pour confirmer que l’objectif de 10% d’énergies renouvelables dans les transports ne doit pas être assorti d’objectifs intermédiaires, et ne doit pas être segmenté en sous-objectifs correspondant aux diverses technologies », affirme la présidence française de l’UE dans son rapport d’orientation sur la négociation du paquet « climat – énergie » qui comprend l’épineuse question de l’avenir des biocarburants.
Certains députés européens militent pour la fixation de sous-objectifs limités pour les biocarburants de première génération assortis d’objectifs plus ambitieux pour la seconde génération et les autres types d’énergie renouvelable (hydrogène, électricité). Une idée qui représente d’ailleurs un véritable camouflet pour l’industrie des biocarburants qui n’a de cesse de rappeler l’importance de la première génération de biocarburant, moteur incontournable, selon elle, pour promouvoir la seconde.
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Les Etats membres ne partagent donc pas l’avis de la commission de l’industrie du Parlement européen. Toutefois, ils « acceptent le principe d’inclusion d’une clause permettant de comptabiliser la contribution des véhicules électriques ». « Le principe d’une clause de rendez-vous, permettant notamment d’évaluer la disponibilité de biocarburants de deuxième génération est très largement accepté », ajoute la présidence.