L'Autriche et la Hongrie ont demandé à la Commission européenne, à l'occasion du Conseil agricole du 10 novembre, d'accélérer les recherches pour lutter contre la propagation de la chrysomèle du maïs (Diabrotica virgifera) et d'harmoniser le système d'approbation des nouveaux pesticides. Ces deux pays sont depuis peu confrontés à ce parasite qui est apparu en Europe au début des années 1990 et s'est depuis disséminé dans 13 États membres. La Commission européenne a mis fin à la stratégie communautaire obligatoire de lutte contre la chrysomèle du maïs et a retiré Diabrotica virgifera de la liste des organismes de quarantaine dans la législation phytosanitaire de l'UE fin 2013 (1). Bruxelles estimant que le coléoptère est désormais trop répandu et qu'il est impossible de l'éradiquer ou d'empêcher sa propagation dans des zones qui en sont toujours indemnes. La demande de l'Autriche et de la Hongrie a été soutenue par la France, la Belgique, le Royaume-Uni, la Lituanie, la Roumanie, les Pays-Bas et la Slovaquie. Ces pays souhaitent notamment mettre fin au système zonal d'autorisation des pesticides et que des actions cohérentes de lutte soient mises en œuvre.
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(1) Voir n° 3429-3430 du 15/01/2014