Raynal et Roquelaure a confirmé la reprise de l’activité de négoce des sauces Buitoni en France auprès de Nestlé. La filiale de Cofigeo ne s’arrête pas là puisqu’elle ambitionne toujours de doubler son chiffre d’affaires net net d’ici à 2011 à 210 M EUR, contre 110 M en 2007. Pour atteindre cet objectif, Raynal et Roquelaure mise notamment sur la reprise d’outil industriel, sur le développement de ses propres capacités et sur la diversification de sa clientèle.
Détenu majoritairement par la famille Foucault, le groupe Cofigeo a intégré à partir de ce mois de janvier une nouvelle activité de sauces au sein de sa filiale Raynal et Roquelaure. Comme nous le disions il y a deux semaines Cf Agra alimentation n°2003 du 17/01/2008 page 22, Cofigeo a repris la commercialisation des sauces tomates Buitoni en France auprès de Nestlé. Cette acquisition est la suite logique du rachat en 2003 du site de production de Camaret-sur-Aigues, dans le Vaucluse, auprès de Nestlé. Cette fois-ci, l’intégration ne porte que sur l’activité de négoce. Avec cette opération, Raynal et Roquelaure augmente son poids en négoce de 40 millions d’euros et son chiffre d’affaires net net de 12 millions. Déjà sous-traitant pour Nestlé sur les références en boîte métallique, l’entreprise aveyronnaise poursuivra la production sur le site de Camaret. Par contre, la filiale de Cofigeo achètera les références de sauces tomates en pot de verre auprès de l’usine espagnole de Nestlé située à Miajadas. « Depuis deux ans, les volumes de production des boîtes métalliques diminuaient. Nestlé cherche plutôt à se concentrer sur des produits à forte valeur ajoutée telles que les eaux, comme peut le faire Danone. Nestlé n’avait pas lancé d’innovation depuis deux ans, entraînant une régression de Buitoni, pendant que les autres intervenants progressaient », note Norbert Glémet, nouveau directeur général de Raynal et Roquelaure. A noter que les sauces Buitoni sont essentiellement commercialisées en France.
Innovations en 2009
La filiale de Cofigeo se fixe l’objectif de redevenir un intervenant majeur et de reprendre des parts de marché sur le leader du secteur, qui n’est autre que Panzani. Dans un premier temps, Raynal et Roquelaure souhaite, dès la première année de reprise, stabiliser les ventes de Buitoni. 2008 sera également l’année de l’appropriation du marché et de la définition de la stratégie commerciale et marketing. Si le contrat passé avec Nestlé permet à Raynal et Roquelaure de proposer des innovations, ce n’est seulement qu’en 2009 que des nouveaux produits devraient voir le jour, développés par les équipes R&D de Raynal et Roquelaure en collaboration avec celles de Nestlé en Espagne. Concernant le remplacement de la marque Buitoni par Zapetti, comme le groupe a déjà eu l’occasion de le faire sur les raviolis entre 2003 et 2005, l’échéance n’a pas été révélée. Un changement dans les deux à trois ans à venir semble toutefois des plus probables. Le marché des sauces pour pâtes a enregistré des ventes de 204 millions d’euros à fin 2007, pour 52 250 tonnes commercialisées. « Le marché des sauces est de taille proche des plats cuisinés italiens en volume mais bien mieux valorisé, ce qui nous laisse de belles perspectives. Il a augmenté de 3,1% en volume et de 3,2% en valeur, pendant que le marché des plats cuisinés a progressé de 2,5% en valeur », indique Florence Guillon, directrice marketing.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
100 000 tonnes par an
Depuis sa création en 1876, Raynal et Roquelaure a parcouru du chemin. Elle est désormais le deuxième intervenant du marché des plats cuisinés appertisés, avec une marque leader sur les plats cuisinés italiens, à savoir Zapetti. L’entreprise emploie 550 personnes, possède trois sites industriels, réalise un chiffre d’affaires net facturé de 168 millions d’euros pour 73 000 tonnes produites. Elle garde néanmoins toujours de l’appétit. Hormis la reprise de Buitoni, Raynal et Roquelaure s’est lancé dans un programme d’investissement de 15 millions d’euros sur trois ans Cf Agra alimentation n°2003 du 17/01/2008 page 22, afin d’atteindre une production totale de 100 000 tonnes par an. « Nous avons décidé d’être très actifs pour être un vrai partenaire de la distribution. Et nous souhaitons nous focaliser sur l’appertisé, car c’est l’avenir », confie Norbert Glémet. L’entreprise souhaite doubler son chiffre d’affaires net net d’ici 2011 à 210 millions d’euros. Pour atteindre cet objectif, des acquisitions d’outil industriel et une diversification de clientèle vers les armées, l’humanitaire et le hors domicile restent envisagées.