L’annulation par le Conseil d’Etat du moratoire sur la culture du maïs MON810 a suscité de nombreuses réactions. Le collectif des Faucheurs volontaires a indiqué le 30 novembre dans un communiqué être prêt à « retourner dans les champs de maïs au printemps ». « Les semences OGM risquent d’être commercialisées et vendues au printemps prochain », estime le collectif, pour lequel « il est urgent que le gouvernement rende effectif un nouveau moratoire ». Une déclaration que fustige Orama (producteurs de grandes cultures), qui juge « inadmissible que des groupuscules extrémistes et identifiés puissent prôner le recours à des actions illégales ». Pour la Confédération paysanne, « il est nécessaire que le nouveau moratoire soit mis en place immédiatement par le gouvernement français pour être efficace avant les semis de printemps ». Initiatives biotechnologies végétales (IBV), dont les membres fondateurs sont le Gnis (interprofession des semences), l’UFS (semenciers) et l’UIPP (produits de protection des cultures), estime que « le gouvernement doit désormais prendre ses responsabilités et garantir aux agriculteurs de manière concrète la liberté de cultiver des OGM en France ». Mais « si le gouvernement veut interdire la culture des OGM, qu’il le fasse sur une base solide. Nous voulons de la sérénité pour nos entreprises », précise Philippe Gracien, directeur du Gnis. L’AFBV (Association française des biotechnologies végétales) déplore la position du Gouvernement qui souhaite mettre en place un nouveau moratoire : « Le gouvernement veut bien se battre pour la filière nucléaire mais il a décidé de sacrifier les agriculteurs, la filière semencière et l’innovation agronomique française ». Christophe Terrain, vice-président d’Orama a écrit au ministère de l’Agriculture pour regretter la poisition du gouvernement dans ce dossier.
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