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Réactions : pour le maintien d’une régulation

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Les Jeunes agriculteurs attirent l’attention sur les « effets pervers » de cette loi

Alors que la loi Chatel entrée en vigueur le 1 er mars 2008 n’a pas encore eu le temps de se répercuter sur le pouvoir d’achat, les Jeunes agriculteurs attirent l’attention sur les effets pervers du texte de loi de modernisation de l’économie (LME), souligne le syndicat dans un communiqué. « Avec ou sans contreparties, encourager la libre négociabilité des tarifs entre distributeurs et fournisseurs va entraîner une plus grande pression sur les fournisseurs », estime le syndicat. Les Jeunes agriculteurs souhaitent que les conditions générales de vente restent le socle de la négociation commerciale entre fournisseurs et distributeurs. Avec la libre négociabilité des tarifs, les Jeunes agriculteurs restent persuadés qu’une fois de plus, les prix payés aux producteurs risquent d’être la variable d’ajustement. Par ailleurs, la loi de modernisation de l’économie assouplit les règles régissant l’urbanisme commercial. « Les monopoles et l’entente entre grandes surfaces vont s’accroître », préviennent les JA. « La loi Chatel n’était-elle qu’un leurre pour faire passer la pilule amère d’un libéralisme qui ne profite qu’aux géants de la distribution ? », s’interrogent les JA.

La Confédération paysanne condamne la « voyoucratie » de ce projet de loi

« Le projet de loi Lagarde va accentuer l’abus de position dominante des grandes surfaces », estime la Confédération paysanne dans un communiqué. « Il va éliminer de nombreuses PME de l’agro-alimentaire et paysans qui ne pourront pas s’opposer au rouleau compresseur des 5 centrales d’achat », prévient le syndicat. Plaider pour une alimentation à bas prix, dont M. E Leclerc prétend vouloir faire bénéficier les consommateurs va « accélérer l’approvisionnement en produits agricoles sur le marché mondial et les délocalisations d’industries », condamne le syndicat. « Un prix alimentaire accessible à tous les consommateurs nécessite que l’Etat définisse des règles du jeu qui permettent à la totalité des acteurs d’accéder au marché dans le cadre d’un commerce équitable ».

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La Confédération paysanne réclame « une nouvelle loi de modernisation pour protéger les paysans dans la négociation, permettre à chacun de vivre à partir de prix rémunérateurs et répartir la valeur ajoutée entre tous les acteurs. « Appeler ce projet « loi de modernisation de l’économie » tient de la voyoucratie », conclut le syndicat.

Le Modef refuse les pleins pouvoirs à la grande distribution

Le projet de loi de modernisation de l’économie (loi Chatel 2) adopté en conseil des ministres « est à l’opposé des attentes des exploitants familiaux et des consommateurs, souligne le Modef dans un communiqué. En supprimant le peu d’encadrement existant le gouvernement » fait descendre les agriculteurs, les coopératives, les PME agro-alimentaires dans la fosse aux lions et peu en sortiront vivants » prévient le syndicat. Le Modef dans l’intérêt des exploitants familiaux et des consommateurs demande aux députés et sénateurs de non seulement s’opposer à toute déréglementation telle que le projet de loi Chatel 2 et d’exiger au contraire un renforcement des règles encadrant la pratique de la grande distribution. Le syndicat propose quelques pistes comme « la mise en place de coefficient multiplicateur plafond et permanent pour tous les produits agricoles périssables frais ou transformés ». Le syndicat réclame « l’interdiction de vente à perte élargie aux agriculteurs de sorte que les centrales d’achats ne puissent pas acheter aux producteurs des produits agricoles à un prix inférieur aux coûts de production ».