Abonné
«C’est bien le prix payé au producteur qui sert de variable d’ajustement », expliquent la FNSEA et JA dans un communiqué diffusé le 29 juillet. « Jouer ainsi avec la vie de nombreuses exploitations, selon elles, n’est ni concevable, ni responsable ! » Les deux syndicats rappellent que « c’est grâce à une mobilisation sans faille des réseaux FNSEA/JA que cet observatoire a pu être créé ». Ils demandent de nouvelles « clarifications concernant le niveau et la justification des marges de la grande distribution. Il s’agit d’avoir des renseignements quant à la politique de ventilation des marges entre le premier prix, les MDD et les marques nationales ».
De son côté, la Confédération paysanne estime que l’observatoire des prix et des marges apporte les preuves suivantes : « Les producteurs sont les grands perdants, les consommateurs sont les dindons de la farce, les distributeurs sont en situation stable et les industries laitières plutôt gagnantes. » Pour la Confédération paysanne, « l’urgence est que le prix à la production augmente, grâce à l’application par les pouvoirs publics d’une politique d’adéquation entre l’offre et la demande de consommation européenne ».
La Coordination rurale demande elle aussi un retour à la régulation des marchés : « Il est urgent de renouer avec une politique vertueuse de régulation européenne de la production et des prix du lait, explique le syndicat, et d’apporter dans l’immédiat les soutiens économiques nécessaires aux agriculteurs sous forme de prise en charge notamment de cotisations sociales ou d’intérêt de différés de remboursement d’emprunts. »
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre
Suivi
Suivre