Réagissant à la présentation du recensement agricole 2020, dans un communiqué paru le 12 décembre, la FNSEA et les JA ont choisi de voir le verre à moitié plein, observant que « le modèle agricole français demeure familial, à taille humaine et fondé sur la qualité ! » Les deux syndicats tirent, par exemple, comme « premier enseignement » que « la surface agricole utile demeure stable, avec 50 % de la surface du territoire métropolitain cultivée », ce qui est un « élément capital pour reconstruire notre souveraineté alimentaire ». Elles se félicitent par ailleurs de « l’orientation vers une production diversifiée ». Elles s’inquiètent tout de même de « l’avenir de l’élevage » et du « renouvellement des générations » (« 58 % des agriculteurs ont plus de 50 ans et 100 000 exploitations ont disparu en 10 ans »).
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À l’inverse, la Confédération paysanne s’alarme, dans un communiqué, d’un « plan de licenciement silencieux et massif », et « regrette que le ministère de l’Agriculture ne s’attarde à aucun moment sur ce constat principal ». En effet, dans son communiqué de commentaire des résultats du recensement, la Rue de Varenne n’évoque pas la baisse du nombre d’exploitations, ni celle du nombre d’emplois. Elle insiste, à l’instar de la FNSEA et des JA, sur la stabilité de la surface agricole ou le développement des produits sous signe de qualité. De son côté, la Confédération paysanne rappelle sa demande de « réorientation en profondeur des politiques publiques pour soutenir l’emploi paysan. » Dans la même veine, le Modef regrette des « chiffres catastrophiques », et rappelle plusieurs de ses propositions sur le soutien à la transmission (ex. portage du foncier par les collectivités, prêts à taux zéro pour les projets d’installation) et la régulation des marchés (ex. prix garanti et fixé par l’État, durcissement du contrôle des structures).