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Edito Réchauffement climatique : un projet frileux

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Les ONG et les industriels des biocarburants attendaient beaucoup – trop – des propositions de la Commission européenne. Bruxelles a préconisé une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre et de porter à 27% la part d'énergies renouvelables de l'UE en 2030. Un renforcement par rapport à ses objectifs actuels pour 2020 (30% de réduction et 20% d'énergies renouvelables) dans le cadre du paquet climat-énergie. Mais un renforcement en trompe-l'œil puisque, en réalité, cela correspond à un ralentissement du rythme actuel des efforts européens dans ce domaine et qu'aucun objectif contraignant ne sera imposé aux Etats membres. Pour les émissions de gaz à effet de serre, d'une part la Commission ne veut pas se fixer d'objectifs trop ambitieux avant d'entrer en négociation avec les autres grandes puissances économiques de la planète pour parvenir en 2015 à un accord international contraignant sur le réchauffement climatique ; d'autre part, elle veut préserver l'industrie européenne de contraintes excessives. Le commissaire à l'énergie, l'Allemand Günther Oettinger, aurait même préféré que la réduction des émissions se limite à 35%. Sur le volet énergies renouvelables, en plus de ne pas fixer de contraintes aux Etats membres, la Commission n'a pas prévu de modifier la directive sur la qualité des carburants. La part d'énergies renouvelables dans le secteur des transports restera donc de 10% en 2030, comme en 2020, dont environ 8,5% de biocarburants. Là encore, peu d'ambition. Mais comment encourager les biocarburants, alors que les critères de durabilité, en particulier la prise en compte du changement indirect d'affectation des sols lié à leur production, sont en pleine révision ?

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