François d’Aubert, ministre délégué à la Recherche, a présenté le 22 septembre le budget de la recherche, dans le projet de loi de finances 2005. Sur le milliard d’euros de « hausse de l’effort de recherche » affiché, 356 millions d’euros (ME) correspondent à une augmentation du « budget civil de recherche et de développement » (BCRD) (total 9,3 milliards d’euros) qui sert à financer les instituts de recherche et les universités. La subvention de l’Inra devrait ainsi atteindre 589 ME (+ 7 %), celle de l’IRD 169 ME (+ 3 %), celle du Cirad 119 ME (+ 3 %), le Cemagref 45 ME (+ 4 %). Quant à l’Ademe, la subvention serait de 28 ME, en hausse de 42 %, mais cette hausse fait suite à une érosion régulière de cette subvention depuis 1997. Elle va servir à assurer les nouvelles missions que le gouvernement a confié à l’Ademe dans le cadre du « plan Climat ». Le ministre assure que « 97 % de la hausse du BCRD bénéficiera directement aux personnels et aux laboratoires » et que tous les emplois statutaires seront préservés.
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Le reste du milliard d’euros annoncé correspond à 300 ME destinés à un soutien à l’innovation et la recherche privée par des mesures fiscales, et 350 ME destinés à la création d’une Agence nationale pour la Recherche. Cette nouvelle agence aura pour mission de « financer, après sélection, les meilleurs projets de recherche dans les thématiques prioritaires du gouvernement », notamment la génomique végétale, animale et microbienne. « L’expérience fructueuse de partenariat public-privé acquise avec le programme Génoplante et plus récemment le programme Génanimal sera poursuivie », précise le ministère.