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Recherche : près de 10 M€ pour le développement de protéines nutritionnelles durables

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Dans le cadre du programme-cadre de recherche de l’UE Horizon 2020 (1), la Commission européenne va co-financer pour près de 8,2 M€ un projet de recherche visant à développer un système d’alimentation protéinée durable, aussi bien pour les humains que pour les animaux.

Smart Protein (Protéines intelligentes) : c’est le nom de ce projet de recherche communautaire, d’une durée de quatre ans (janvier 2020-décembre 2023), que la Commission européenne a décidé de co-financer à hauteur de 8,18 millions d’euros, sur un coût total de 9,6 millions. Les partenaires industriels du projet apportent de leur côté 1,4 million d’euros. Sous la coordination de l’Université nationale d’Irlande de la ville de Cork, le projet de recherche regroupe 33 partenaires, des centres de recherche, des universités et des industriels de l’agroalimentaire et notamment Barilla (pâtes), Glanbia (lait), ABInBev (bière) ou encore Thai Union (produits de la mer), provenant de 9 États membres (5 partenaires d’Irlande, 1 du Portugal, 2 d’Espagne, 2 de Belgique, 2 des Pays-Bas, 4 du Danemark, 5 d’Allemagne, 1 d’Autriche, 6 d’Italie) et de 5 pays hors-UE (1 partenaire de Suisse, 1 de Thaïlande, 1 d’Israël, 1 de Nouvelle-Zélande et 1 des Etats-Unis). Le projet Smart Protein ne prévoit aucun participant français.

Pour des protéines nutritives alternatives

Le projet Smart Protein a pour objectif de valider et de démontrer la possibilité de produire industriellement des ingrédients alimentaires innovants, rentables et économes en ressources. Sont notamment concernées, les protéines végétales nutritives (fèves, lentilles, pois chiches, quinoa) et les protéines de biomasse microbienne issues de champignons comestibles provenant des industries des pâtes alimentaires (résidus de pâtes alimentaires), du pain (croûte de pain) et de la bière (levure et radicelles de malt). Les propositions des participants au projet Smart Protein devront notamment identifier, évaluer les sources de protéines nouvelles ou alternatives et élaborer/valider des méthodes de production et de transformation efficaces pour les convertir en produits ou ingrédients alimentaires de haute qualité, sûrs, sains et durables.

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La Commission européenne explique que face au changement climatique et à la rareté des ressources naturelles, il devient de plus en plus difficile de fournir une alimentation suffisante, nutritive, saine et abordable à une population mondiale en rapide croissance, avec des habitudes alimentaires changeantes. À ses yeux, l’approvisionnement en protéines est à cet égard des plus critiques, tant pour la consommation humaine que pour l’alimentation animale. L’intégration d’une variété de sources nouvelles ou alternatives de protéines d’origine terrestre et/ou aquatique dans des procédés ou produits nouveaux et/ou existants se doit d’être explorée, afin de développer et d’assurer des chaînes d’approvisionnement plus durables et plus résilientes, présentant une grande acceptabilité par les consommateurs grâce à un étiquetage approprié et des opportunités commerciales intéressantes.

(1) Horizon 2020 est le plus grand programme de recherche et d’innovation de l’UE avec près de 80 milliards d’euros de financement disponibles sur 7 ans (2014 à 2020), en plus des investissements privés que cet argent est en mesure d’attirer.