Une étude indépendante vient de montrer, chiffres à l’appui, que dans les domaines agricoles et alimentaires, la part de la recherche publique se réduit au profit de la recherche privée. C’est un phénomène de long terme, apparemment inéluctable. Rien d’étonnant alors à ce que les citoyens, plus ou moins bien informés, rejettent des avancées pourtant prometteuses comme les biotechnologies et leurs applications aux plantes. Pardi, voir appliquées de telles technologies essentiellement dans le but de vendre plus de chimie, ce n’est pas très excitant. En même temps, il est stupide de reprocher à des entreprises capitalistes de vouloir réaliser plus de bénéfices. C’est leur vocation. Rejetant ces biotechnologies, les citoyens condamnent en même temps les grandes sociétés industrielles, accusées de tous les maux ne serait-ce que parce que ce sont de grandes sociétés.
Le fond du problème est donc celui-ci : les États ne doivent pas accepter de voir la recherche publique se réduire au profit de la part privée. Le seul moyen de réhabiliter cette recherche aux yeux de tous, c’est d’y retrouver davantage d’intérêt général.
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Voilà qui devrait constituer un thème fort de débat à l’occasion de la prochaine élection présidentielle. Et parmi les électeurs, les agriculteurs devraient plaider aussi pour que l’État reprenne pied sur la formation des technologies du futur. Entre autres celles qui se retrouveront dans les champs des paysans.