Le maïs est en passe de battre tous ses records en France : les rendements seront très bons et donc la production considérable. Année après année, le maïs fait figure de plante d'exception, grâce à son potentiel agronomique mais aussi grâce à la diversité de ses débouchés. C'est surtout le maïs qui, depuis longtemps, permet aux agriculteurs de produire pour l'industrie, pour l'énergie, pour des usages toujours nouveaux, issus notamment du cracking des molécules d'origine agricole. Bon nombre d'entreprises et d'emplois vivent de l'utilisation du maïs.

Plante parfois qualifiée de miracle, le maïs subit pourtant la contestation pour deux raisons. L'une n'est pas justifiée : le fait que cette céréale soit à l'origine de produits non alimentaires. Au nom de quoi interdirait-on à des plantes de donner lieu à des usages non alimentaires ? Les prix des aliments, contrairement à ce qui se disait autour de 2008, sont totalement déconnectés des quantités produites de biocarburants ou d'autres usages.

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L'autre critique est plus fondée. Le maïs est gourmand en eau. La contestation de Sivens vient rappeler à quel point le débat sur l'eau est vif. Mais en fait, le problème est que le maïs a besoin d'eau à une période où il y en a moins. Car dans l'absolu, cette plante consomme moins d'eau que du blé, des pommes de terre, du soja, du riz ou du coton, espèces beaucoup moins contestées. Il n'empêche : pouvoirs publics et opérateurs de la filière auraient intérêt à consacrer le maximum de moyens sur la recherche d'un maïs peu consommateur d'eau. Cette recherche existe, bien évidemment. Mais les moyens qui y sont consacrés sont ils suffisants ?