Les exportations de vins et spiritueux en 2004 ont régressé de 3,1% en valeur en 2004 par rapport à 2003, selon les résultats présentés le 16 février par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS). Elles se sont élevées à 7,57 milliards d’euros. L’ensemble des marchés extérieurs de la France sont très disputés, cependant certains se montrent très dynamiques.
Les vins tranquilles ont baissé en valeur à 3,6 milliards d’euros (-9,2%) et en volume à 139 millions de caisses (-6,7%), détaille la FEVS. Les vins de pays enregistrent cependant une bonne année (+ 4,8% en volume, + 6,6% en valeur), «confirmant certainement l’intérêt des consommateurs pour les vins de cépages», souligne la FEVS. 2004 a également été une bonne année pour les vins mousseux, et en particulier le champagne (+ 4,8% en valeur ; +1,6% en volume), qui «soutient» les exportations de vins pour la troisième année consécutive.
Les spiritueux progressent légèrement en valeur à 2, 063 milliards d’euros (+1,6%) dont 1,23 milliard pour le cognac (+0,7%) et 335 millions d’euros pour les liqueurs (+0,4%), mais les volumes chutent de 10,1%. Le cognac enregistre une progression de 6,1% des volumes expédiés. Les «autres eaux de vie de vin» (essentiellement brandy en vrac à usage industriel) reculent nettement en 2004, «confirmant leur caractère cyclique», précisent les exportateurs.
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Les États-Unis restent les premiers acheteurs
La concentration géographique des exportations reste forte, avec 80,3% de l’ensemble des exportations sur les dix premiers marchés (81,5% en 2003). Les États-Unis restent la première destination des exportations de vins et spiritueux, «enregistrant néanmoins un fort recul des expéditions à 1,57 milliard d’euros», précise la FEVS. Le Royaume-Uni, deuxième débouché à 1,36 milliard d’euros, est également en perte de terrain avec une diminution de près de 5 %, après une forte augmentation en 2003 (+12% par rapport à 2002). Si le palmarès des dix premiers marchés reste presque le même en 2004 qu’en 2003, les exportations de vins et spiritueux sont en nette régression en 2004 sur la plupart des principaux marchés. Ce recul confirme le constat des différents vignobles français d’une compétition de plus en plus difficile sur les marchés extérieurs de la France.
Cependant, certains marchés s’avèrent dynamiques. Ainsi, les achats de Singapour progressent de 86% en valeur et 64% en volume, grâce principalement au cognac (+74,4% en valeur ; +67,8% en volume) et au champagne (+234% en valeur ; +210% en volume). Ceux de la Russie, en hausse de 19,1 % en valeur, confirment les potentialités de ce marché.