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Red II : la filière appelle les grands méthaniseurs à « anticiper » leur audit

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À l’occasion du Salon de l’agriculture, plusieurs parties prenantes de la méthanisation, dont le GRDF, France Gaz Renouvelables et l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF) ont abordé la question de certification Red II, et de la « complexité administrative » de constituer leur dossier pour les porteurs de projet. Ils appellent ces derniers à « anticiper la programmation de leur audit ». Depuis 2018, la directive européenne Red II impose des critères de durabilité et de diminution de gaz à effet de serre pour les producteurs d’énergie renouvelables dans les domaines du chauffage et de l’électricité. Or, les unités de biogaz les plus puissantes (plus de 19.5 GWh de pouvoir calorifique par an ou 2 MW de puissance thermique) souhaitant bénéficier du tarif public d’achat en France ont l’obligation à partir du 1er juillet 2023 de se soumettre à un audit annuel.

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Lors de sa conférence de presse le 14 février, l’AAMF s’était d’ailleurs montrée inquiète que l’outil en ligne du ministère permettant cette certification ne soit « toujours pas mis en place ». D’autant plus, que « la constitution d’un dossier comprend des calculs complexes, notamment lorsque le mix d’intrants utilisés est important », admet Vincent Jean-Baptiste, responsable des affaires agricoles chez GRDF. À cela s’ajoute une difficulté supplémentaire, selon ce dernier, à savoir l’interdiction pour les méthaniseurs en France d’utiliser plus de 15 % de cultures principales dans la ration qu’ils utilisent. Face à cette « complexité », Cécile Frédéricq de France Gaz Renouvelables a rappelé le lancement début février d’une plateforme de suivi et de calcul, à disposition des méthaniseurs et des auditeurs.

Les parties prenantes évoquent un processus « complexe »