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Réduction des traces autorisées de diphénylamine sur les pommes et les poires

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Si certains pays tiers concurrents continuent à l’utiliser contre l’échaudure des fruits, la diphénylamine (DPA) n’est pas admise dans les pays de l’Union européenne (EU). Aussi, pour mettre fin à ce biais de concurrence entre producteurs de fruits et, afin de protéger le consommateur, les autorités françaises ont demandé en 2012 à la Commission européenne une révision des limites maximales de résidus (LMR) applicables à la DPA sur les pommes et les poires. En cause : le maintien des limites maximales de résidus au niveau actuellement applicable à cette molécule fongicide « ne permet pas de garantir qu’elle ne sera pas employée, en particulier dans les pays tiers », argumentait alors le ministère de l’Agriculture, qui vient d’obtenir gain de cause. Selon le Journal officiel du 13 août de l’UE, la LMR s’appliquant aux pommes et les poires devient « temporaire » pour deux ans et est largement réduite : elle est fixée à 0,1 mg/kg. Soit, un niveau 50 fois inférieur à celui actuel, et un impact considérable pour les importateurs. Depuis le départ, les producteurs de fruits français militent, eux, pour la suppression de ce biais de concurrence lié à la DPA, avec une autre solution : ils demandent les mêmes règles d’usage entre pays tiers et UE. Ils estiment par ailleurs que les techniques alternatives au traitement par la DPA connues à ce jour, sont plus coûteuses et difficilement utilisables, voire inutilisables pour certaines variétés.

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