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Stratège, autonome, innovant : voilà ce que devrait être l’agriculteur des générations futures, appelé à faire évoluer voire à transformer sa stratégie tous les 3-5 ans. Voilà ce que décrit la Société des agriculteurs de France (Saf) dans un travail très sérieux qui vient d’être présenté. Au fond, cette attitude conseillée au paysan n’est pas très éloignée de ce qui est demandé aux entreprises. Toujours s’adapter toujours être prêt à négocier le virage stratégique qui s’impose.
Curieusement, il y a une dimension que la Saf n’intègre pas dans cette réflexion : la dimension agronomique. C’est bien ce qui lui est demandé lorsque les citadins pressent le paysan de faire un réel effort sur l’environnement et/ou la qualité de ses livraisons. C’est bien une dimension qu’il devrait intégrer dans son portefeuille de savoir-faire.
Si le travail de la Saf a un grand intérêt néanmoins c’est qu’il est peut-être temps pour la société de réfléchir à ce qu’elle veut demander à ses agriculteurs. Pour quoi ne pas profiter de la transition au sein du pouvoir pour conduire une telle réflexion. Ce serait, aussi, pour le ministre de l’agriculture, l’occasion de montrer quelles sont les grandes lignes de la politique qu’il compte mener : que doit être l’agriculteur du futur, comment doit-il travailler, quelles sont les bases de cette agriculture plus mutualiste qu’évoquait, il n’y a pas si longtemps, le chef de l’Etat lorsqu’il était encore candidat. Au ministre de conduire une réflexion qui doit largement s’abreuver de ce qu’en pensent les agriculteurs eux-mêmes.
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