Les nouveaux députés européens se perdent encore dans les couloirs du Parlement. Les fonctionnaires font l’exégèse du traité de Lisbonne qui, espèrent-ils, entrera en vigueur quoi qu’il en soit. Les diplomates fourbissent leurs armes en vue de décrocher un portefeuille de choix pour leur capitale au sein de la future Commission européenne. C’est peu dire que l’heure n’est pas propice à une réflexion en profondeur sur l’avenir de la politique agricole commune comme l’a souhaité le président de la République française, Nicolas Sarkozy. Peut-être les ministres peuvent-ils s’entendre, le 5 octobre, pour donner un signal clair sur leur volonté d’en finir avec la crise laitière. Mais il est peu probable qu’ils parviennent dès les prochaines semaines à dégager les contours d’une nouvelle « régulation ». Les candidats pour le poste de commissaire à l’agriculture — roumain, autrichien, néerlandais ou danois — se bousculent. Et c’est plutôt ce choix qui va occuper les esprits tant il est important pour l’orientation à venir des discussions sur l’après 2013. Le temps des grandes décisions ne viendra qu’ensuite.
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