Une vingtaine de ministres de l’agriculture de l’UE devaient participer le 2 septembre au château de Chambord à un échange de vues informel proposé par leur homologue français, Stéphane Le Foll, sur « l’avenir de la Pac » et « les enjeux agricoles dans une Europe à 27 ». Le commissaire européen chargé du secteur, Phil Hogan, ne devait pas faire le déplacement.
À Knokke-Heist, sur la côte belge, l’exécutif de l’UE a tenu le 30 août un séminaire de rentrée destiné notamment à la préparation du discours sur l’état de l’Union que son président, Jean-Claude Juncker, prononcera le 14 septembre devant le Parlement européen à Strasbourg, deux jours avant une réunion informelle à Bratislava des chefs d’État et de gouvernement des 27 sur l’avenir de l’UE sans le Royaume-Uni.
En vue de ce sommet, le président du Conseil des ministres italien, Matteo Renzi, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande, se sont retrouvés le 22 août à Naples, et les ministres des affaires étrangères des pays dits du Triangle de Weimar (Allemagne, Pologne, France) se sont entretenus le 28 août (à Weimar).
« Pour la France, tout doit être conclu d’ici 2019 », a déclaré, le 30 août à Paris, le président français à propos des négociations sur la sortie « irréversible » du Royaume-Uni de l’Union.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le Brexit pourrait se concrétiser à l’horizon 2019
Selon la première ministre britannique, Theresa May, l’article 50 du traité européen pourrait être déclenché en janvier 2017, ce qui signifierait que le Royaume-Uni quitterait l’UE à l’horizon 2019.
Son gouvernement a annoncé le 13 août qu’il comptait verser alors aux agriculteurs, aux chercheurs et aux projets d’infrastructures les mêmes subventions que celles que l’UE doit leur accorder au titre de son cadre financier pluriannuel qui est fixé jusqu’à 2020. L’enveloppe totale annuelle pourrait se monter à environ 4,5 milliards de livres (5,2 milliards €), selon le ministre des finances, Philip Hammond.
Le syndicat agricole britannique NFU a lancé le 15 août auprès de ses membres une consultation, qui doit se terminer le 15 septembre, sur l’avenir de l’agriculture du pays après le Brexit.