La France et l'Allemagne l’ont répété lors de leur dernier conseil des ministres conjoint : « L’Union européenne a besoin d’une Pac forte au-delà de 2013 », et il est donc « nécessaire de disposer de ressources à la hauteur de nos ambitions ». Toutefois, tempère la déclaration publiée par les deux parties, « une décision finale sur toutes les questions relatives aux finances sera prise lorsque les décisions sur l’ensemble des politiques et le cadre financier global de l’Union auront été prises ». Cette phrase alambiquée camoufle peut-être des divergences en la matière entre Paris et Berlin, en tout cas elle confirme l’inconnue, voire l’hypothèque budgétaire qui pèse sur l’après-2013. Certes, la Commission européenne a fait sur ce point des propositions qui se veulent réalistes, et la France « veut le maintien du budget de la Pac à l'euro près », comme l’a affirmé son président. Mais le volume de crédits dont disposera effectivement cette politique (et les autres) sur la période 2014-2020 dépendra essentiellement d’arbitrages au plus haut niveau qui risquent, en partie du moins, de faire fi de la logique économique et sociale. Plus que jamais, ce sont les finances qui font la loi dans l’UE.
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